La Guerre Froide

L'équilibre de la Terreur

Au cours de la Guerre froide, les deux blocs se livrent une course aux armements débridée. L'état du monde repose sur un équilibre très instable.

Un authentique Mig-21 soviétique, un missile français du plateau d’Albion, une bombe atomique américaine… apportent les preuves du caractère effréné de la course à l’armement en général et à l’arme nucléaire en particulier.

« L’équilibre de la terreur » entre les deux blocs s’installe.

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La terreur nucléaire

La moindre agression peut provoquer une escalade et aboutir à la destruction des deux camps en cas de recours aux frappes nucléaires...

Au cours de la Guerre froide, les deux blocs se livrent une course folle aux armements. Armements conventionnels mais surtout armements nucléaires au pouvoir de destruction de plus en plus terrifiant. La salle de cinéma circulaire sur votre gauche rappelle que le principe de dissuasion nucléaire repose avant tout sur une terreur réciproque mise en place depuis 1945. Les films qui y sont projetés montrent de quelles manières civils et militaires se sont préparés dans les deux camps à cette attaque nucléaire.

Films pédagogiques diffusés dans les écoles, extraits vidéos de manoeuvres en cas d’attaques nucléaires, films de propagande… tous ces extraits sont aussi effrayants les uns que les autres. Désormais, la peur de la bombe atomique est devenue une véritable psychose et un incroyable instrument politique.

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Les armes de la Guerre froide

Les forces conventionnelles connaissent un développement sans précédent et des armes nucléaires au pouvoir de destruction de plus en plus terrifiant viennent grossir les arsenaux des deux camps.

Un escalier vous conduit ensuite au sous-sol, dans la pénombre d’une crypte d’acier et de béton, où vous découvrez l’impressionnante silhouette d’un avion de chasse soviétique, l’emblématique MIG-21 qui sévit durant la Guerre froide. Devant lui, inerte sur son chariot, une bombe thermonucléaire américaine d’une puissance d’une mégatonne (50 fois la puissance d’Hiroshima), celle-là même qui équipait tous les bombardiers B-52 maintenus en l’air 24h sur 24.

Le 17 janvier 1966, un bombardier B-52 de l’US Air Force transportant 4 bombes H entre en collision avec son avion ravitailleur au-dessus de l’Espagne. Trois des bombes tombent sans exploser mais contaminent une vaste zone agricole. La quatrième qui s’est abîmée en mer ne sera retrouvée qu’après 81 jours de recherche. Avant de quitter cet espace inquiétant, arrêtez-vous devant une troisième arme d’importance, française celle-ci, installée dans son silo de lancement : la tête nucléaire d’un missile thermonucléaire SSBSS3 provenant du site de lancement du plateau d’Albion en Haute-Provence.

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La bombe thermonucléaire

Le Mémorial possède un exemplaire d'une bombe Mark de la même série que celles utilisées lors des bombardements d'Hiroshima et de Nagasaki.

Il s’agit d’une bombe au plutonium, une bombe H de type Mark 28. « Little Boy » larguée sur Hiroshima était numérotée Mark 1. « Fat Man », qui détruisit Nagasaki, était la Mark 2. Cette bombe Mark 28 prolonge donc la série. Fabriquée à partir de 1958 à près de 4 500 exemplaires, elle est donc la bombe atomique la plus produite durant la période de la Guerre froide entre 1958 et 1991. Cette version de la Mark 28 date de 1962.

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