
Fin juin, les Américains ont remporté un succès important en s’emparant du port de Cherbourg.
Une fois remis en état, le port servira de base logistique pour le ravitaillement des armées en matériels, en vivres, en troupes et en essence.
Mais le mois de juillet leur est moins favorable. Dans le bocage du Cotentin, les GI’s souffrent et peinent à progresser. Les champs doivent être conquis les uns après les autres et le paysage de bocage donne l’avantage aux défenseurs. Les pertes sont importantes et le moral est bas.

Sur le flanc est du front, du côté anglo-canadien, après un mois de siège, Montgomery décide de lancer une attaque contre Caen afin de débloquer la situation.
Le 7 juillet au soir, un violent bombardement aérien pilonne les quartiers nord et ouvre une brèche dans les positions allemandes. Le 9 juillet, Canadiens et Britanniques pénètrent enfin dans Caen. Si la rive gauche est libérée, la rive droite ne tombera que dix jours plus tard. Malgré leur recul, les Allemands parviendront à reconstituer une ligne de défense au sud de la ville, barrant la route de Falaise.

L’opération Cobra débute le 25 juillet par un bombardement aérien massif à l’ouest de Saint-Lô.
Un passage est enfin ouvert dans les lignes ennemies. S’engouffrant dans la brèche, les divisions blindées bousculent les Allemands qui, affaiblis par des semaines de combats, ne disposent plus de défenses en profondeur susceptibles d’enrayer l’assaut. Le front craque de toutes parts et la percé alliée est fulgurante. En six jours, les Américains avancent de 60 kilomètres et pénètrent dans Avranches le 30 juillet, avant de s’engager en Bretagne sous la conduite de Patton.

À la mi-août, le succès de l’opération Cobra et l’échec d’une contre-attaque hasardeuse lancée à Mortain sur ordre d’Hitler, donnent au général Bradley l’idée d’une vaste manœuvre d’encerclement.
Les armées allemandes, contraintes de battre en retraite, sont bientôt prises entre deux mâchoires (Anglo-Canadiens au Nord et Américains au Sud) qui se referment inexorablement sur elles. Pilonnée sans répit par l’aviation et l’artillerie, la poche se réduit de jour en jour et se referme définitivement, le 21 août, près du village de Chambois.
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