La Seconde Guerre Mondiale

Reconquêtes et libérations

Depuis la fin de l’année 1942 et le début de l’année 1943, le rapport de force militaire s’est inversé au profit des Alliés.

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En 1944, les grandes offensives soviétiques à l’Est et le Débarquement en Normandie à l’Ouest scellent la défaite de l’Allemagne. En Asie, si le Japon ne peut plus espérer la victoire, il résistera jusqu’à ce que les États-Unis décident de recourir à l’arme atomique.

Cette cinquième salle vous présente les différentes formes de ces reconquêtes et des libérations. Aux opérations militaires se mêlent les résistances des occupés mais aussi les actions de représailles des occupants.

Entre combats, bombardements massifs des villes, affrontements de guerre civile et représailles aveugles contre les populations, les guerres de libération achèvent progressivement de dévaster une Europe et une Asie qui sortent épuisées de l’épreuve.

Les résistances en 1944 : l'exemple du Vercors

Un accent particulier est porté dans cette salle sur le rôle de la Résistance en Europe, dans les Balkans, mais aussi en France, au cours des grandes étapes de la libération des territoires occupés.

Pour la France, c’est l’exemple du Vercors qui a été retenu, avec son tragique dénouement au cours de l’été 1944 et un bilan extrêmement lourd au terme de la destruction du maquis : 456 morts dont 130 civils. Devenu aujourd’hui un des hauts lieux de la mémoire de la Résistance, au-delà des polémiques sur les attentes vaines de renforts lors de l’attaque allemande, le drame du Vercors résume et illustre quelques-uns des traits majeurs de la Résistance française.

Au centre de cette salle, la grande vitrine propose deux axes de lecture différents : d’un côté, l’action de la Résistance au cours de l’année 1944, mise au service des guerres de reconquête ; de l’autre, la Libération, ou plutôt les libérations en Europe, tant le retour à la paix n’a rien eu d’un acte unique et simple dans des pays diversement occupés depuis plusieurs années.

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Les libérations

De 1943 à 1945, les villes et pays sont libérés tour à tour...

La Libération, qui marque partout en Europe le moment de la véritable fin du conflit plus que le jour de la capitulation allemande, diffère en effet selon les pays ou les régions d’un même pays. Elle peut ainsi durer de quelques jours à plusieurs semaines.

Entre Kiev (6 novembre 1943) et La Rochelle ou Lorient (9 mai 1945), la période des libérations s’étend par conséquent sur près d’un an et demi. Rome n’est libérée que le 4 juin 1944, Bruxelles le 7 septembre, Athènes le 12 octobre, Auschwitz-Birkenau et Varsovie seulement en janvier 1945, Vienne à la mi-avril 1945.

Après tant de bouleversements, la Libération nationale, ce retour progressif à une société pacifiée, ne peut en aucun cas être un acte simple. Les épurations, souvent « sauvages », ont en effet généralement accompagné ces moments forts de la paix retrouvée.

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Les épurations

Répression de la collaboration, l’épuration prend des formes diverses selon les pays.

Principal excès de la Libération, la pratique de la tonte de femmes – qui fait ici l’objet d’un film - est significative à plus d’un titre : il s’agit d’un des marqueurs principaux de ce difficile passage d’un état de guerre à un état de paix, c’est l’image forte d’une justice expéditive, extrajudiciaire et sauvage mise en place au moment de la Libération. Enfin, c’est la forme la plus aboutie de l’épuration contre des collaboratrices ou prétendues telles, incarnations vivantes de l’ennemi d’hier aujourd’hui disparu.

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Les représailles

Un des thèmes forts de cette salle est consacré aux représailles et à l’escalade répressive qui caractérise l’année 1944.

L’idée largement convenue est un comportement de l’armée allemande « sauvage » sur le front de l’Est et « correcte et convenable » sur le front Ouest. Le durcissement de la répression allemande en Europe occidentale est en effet extrême à partir de l’hiver 1943-1944.

La lutte contre les terroristes de la Résistance en Belgique, en Italie et en France, ainsi que les représailles qui suivent, obéissent aux mêmes mécanismes de radicalisation que ceux observés sur le front de l’Est, faisant leurs principales victimes dans la population civile, femmes et enfants compris.

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