Exposition temporaire "Le Monde du 11-Septembre"

Exposition "Le Monde du 11-Septembre 2001"

Le Monde du 11-Septembre 2001

En 2008, le Mémorial de Caen fut le premier musée en Europe à présenter une exposition sur les attentats du 11 septembre 2001. 20 ans après, le musée aborde à nouveau ce thème avec une nouvelle exposition qui expliquera à vos élèves quelles ont été les conséquences de cet événement majeur qui a redistribué les cartes de la géopolitique mondiale. 

Visite guidée adaptée au niveau de vos élèves. Durée 1h00

Renseignements : 02 31 06 06 50

Préambule

Après une introduction rappelant les attentats du 11-Septembre, l’exposition présente les conséquences de cet événement majeur qui a redistribué les cartes de la géopolitique mondiale. L'exposition commence au premier étage. 

 

+

Chapitre 1 : le 11 septembre 2001

L’exposition rappelle le drame des attentats, leur dimension humaine ainsi que la mémoire de l’événement. 
Supports de présentation : photos, objets, unes de presse en différentes langues, affiche, citation littéraire.

« Nous vivons, depuis vingt ans, dans « le monde du 11-Septembre ». La déflagration de l’attaque commise par Al-Qaida contre les États-Unis est si puissante que peu d’endroits de la planète ont été épargnés par ses conséquences. […] Trois avions atteignent leurs cibles : à New York, les deux tours jumelles du World Trade Center, et à Washington, le Pentagone, siège du département de la Défense et de l’armée américaine. […] Le quatrième avion s’écrase en Pennsylvanie après une révolte des passagers. Les attentats du 11-Septembre sont les plus meurtriers de l’histoire du terrorisme. […]

Après le 11-Septembre, les États-Unis décident d’apporter une réponse militaire aux attentats. Le président américain George W. Bush déclare la « guerre au terrorisme » (War on terror). […] » Rémy Ourdan

+

Chapitre 2 : le monde du djihad

Le second chapitre de l’exposition est consacré aux acteurs de ces attentats. Cette section présente aussi une chronologie intitulée « D’Al-Qaida à Daesh (1997-2019) »
Supports de présentation : photos, extraits de discours, affiche, presse, chronologie.

« Le chef d’Al-Qaida, Oussama Ben Laden, publie, le 23 février 1998, une Déclaration du Front islamique mondial pour le djihad contre les Juifs et les Croisés, dans laquelle il déclare la guerre sainte (djihad) dans le monde entier. […]

À l’issue de la guerre d’Afghanistan (octobre à décembre 2001), Ben Laden disparaît et se réfugie dans les proches « zones tribales » pakistanaises. Tandis que son commandement central reste basé au Pakistan […] Al-Qaida crée des filiales régionales : Al-Qaida pour la péninsule arabique (AQPA), au Yémen et en Arabie Saoudite ; Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), au Maghreb et dans le Sahel […].

Les guerres en Irak, à partir de 2003, puis en Syrie, à partir de 2011, conduisent à un nouvel essor du djihad international. La filiale Al-Qaida en Irak prend son autonomie et, sous la conduite d’Abou Bakr al-Baghdadi, devient « l’État islamique (EI) ». Baghdadi déclare en 2014 un « califat » sur les territoires que l’EI contrôle en Irak et en Syrie. […] Le « califat » survit cinq ans, jusqu’en 2019.

Le djihad mondial est encore aujourd’hui dominé par Al-Qaida et « l’État islamique », deux rivaux auxquels presque tous les groupes islamistes armés de la planète ont prêté allégeance. » Rémy Ourdan

+

Chapitre 3 : la guerre en Afghanistan

Le chapitre suivant explique la riposte américaine en Afghanistan fin 2001. L’invasion, la victoire militaire puis la longue guerre qui s’installe.
Supports de présentation : photos, vidéos, presse, carte, objets, citations.

« […] La guerre d’Afghanistan de l’après 11-Septembre (7 octobre-17 décembre 2001) est menée par des rebelles afghans, appuyés par l’aviation et des unités des forces spéciales américaines. Elle s’achève par la défaite des talibans, dirigés par le mollah Omar, qui perdent le pouvoir et se réfugient au Pakistan […] Oussama Ben Laden, s’enfuit des montagnes de Tora Bora et se réfugie lui aussi au Pakistan, où il sera tué dix ans plus tard.

Les États-Unis et leurs alliés déploient, de 2002 à 2014, une force militaire de l’OTAN en Afghanistan. Les talibans afghans, appuyés par les talibans pakistanais, par Al-Qaida […] mènent depuis 2005 une guérilla contre le pouvoir de Kaboul et contre les troupes étrangères. […]

Cette guerre n’a été gagnée ni par les États-Unis et leurs alliés, ni par l’armée afghane. Les talibans contrôlent aujourd’hui de vastes régions d’Afghanistan. Depuis 2018, Washington négocie une issue au conflit avec les talibans. Le président américain Joe Biden a promis la fin de l’engagement militaire américain en Afghanistan pour 2021. La guerre d’Afghanistan est le plus long conflit armé de l’histoire des États-Unis. » Rémy Ourdan

+

Chapitre 4 : la guerre en Irak

Quatrième étape, la guerre en Irak expose les temps forts de ce conflit : l’invasion, l’occupation du pays puis la longue guerre qui commence.
Supports de présentation : photos, vidéos, presse, carte, objets de propagande

 « La guerre d’Irak débute le 20 mars 2003 avec l’invasion du pays par les États-Unis et leurs alliés sous deux prétextes mensongers : le premier l’existence d’un lien entre le pouvoir de Saddam Hussein et les attaques du 11-Septembre, […] ; le second la menace d’armes de destruction massive […]. Le président américain George W. Bush déclare la fin de la guerre, le 1er mai 2003 […] Ce n’est pourtant que le début d’un conflit qui va embraser l’Irak, déstabiliser le Moyen-Orient, et qui dure encore aujourd’hui.

La guérilla sunnite irakienne commence le 30 avril 2003, trois semaines après la chute de Bagdad, lorsque des hommes masqués lancent des grenades dans une base américaine à Falloujah, en réponse au fait que des soldats de la 82e Airborne ont tué, deux jours plus tôt, des manifestants réclamant la réouverture d’une école. Falloujah devient « La Mecque des moudjahidines » irakiens. […] L’armée américaine retire ses troupes en 2011.

Les violences continuent en Irak. De 2014 à 2019, l’État islamique proclame un « califat » sur les régions qu’il contrôle en Irak et en Syrie. Une nouvelle coalition militaire internationale appuie les forces irakiennes et kurdes dans la lutte contre l’EI, dont le point d’orgue est la bataille de Mossoul en 2016-2017. L’État islamique a perdu son territoire et opère aujourd’hui dans la clandestinité. » Rémy Ourdan

+

Chapitre 5 : la France guerre

Au rez-de-chaussée de l’exposition, un chapitre est consacré aux attentats en France et aux guerres que mène la France contre les groupes djihadistes.
Supports de présentation : photos, vidéos, citations littéraires, planches de bandes dessinées.

« La France est l’un des pays occidentaux les plus durement frappés par les djihadistes. Le pays est infiltré une fois par une unité combattante venue de l’étranger, en l’occurrence de Syrie, pour les attaques ordonnées par l’État islamique le 13 novembre 2015 à Paris, visant la salle de concert du Bataclan et des cafés.

Parmi les autres attentats, sont perpétrés : les assassinats de militaires et d’enfants d’une école juive en mars 2012 à Toulouse et Montauban ; les attaques du journal satirique Charlie Hebdo le 7 janvier 2015 et du supermarché Hyper Cacher le 9 janvier 2015 à Paris ; l’attaque, en août 2015, dans un train Thalys […].

Durant ces deux décennies, la France mène trois guerres dans le cadre de la lutte contre le djihad.

La première guerre, en Afghanistan (2002-2012) sous commandement américain, et de la Force internationale d’assistance et de sécurité, sous commandement de l’OTAN. Le contingent français est principalement déployé dans la région de la Kapisa. Après le retrait ordonné par le président François Hollande en 2012, la France maintient des contingents dédiés à des tâches spécifiques.

La deuxième guerre démarre au Mali en 2013 (opération Serval), avant de devenir régionale en 2014 et de s’étendre dans le Sahel (opération Barkhane). Ces opérations, qui couvrent le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad, ont lieu sous commandement français.

La troisième guerre est celle menée, au sein d’une coalition internationale, contre l’État islamique en Irak et en Syrie depuis 2014. Elle a permis les reconquêtes de la ville irakienne de Mossoul et de la « capitale » syrienne de l’EI, 

Rakka, et participé à la perte des territoires du « califat » de l’EI en 2019. Ces forces appuient l’armée irakienne et les combattants kurdes syriens. » Rémy Ourdan

+

Chapitre 6 : « Déflagrations » dessins d’enfants

Un thème transversal de l’exposition est consacré à l’expression d’enfants pris au piège des événements, que ce soit le 11-Septembre ou les guerres qui ont suivi. 

« Dans les guerres et crimes de masse, les enfants sont des témoins, des victimes, des acteurs. Ils sont blessés, mutilés, torturés, violés, tués, obligés de fuir, soumis aux privations, témoins des violences subies par leurs proches ou de la mort de ceux-ci, enlevés, enrôlés de force ou depuis toujours condamnés à vivre dans une société guerrière. Devant leur expérience totale des violences de masse, une évidence : la nécessité de donner une place à leur mémoire et à leur parole à part entière. C’est la connaissance et la reconnaissance des expériences des enfants et de leurs expressions graphiques que propose le projet Déflagrations. » Texte extrait du site internet du projet Déflagration.

+

Chapitre 7 : l’Amérique en guerre

Vous trouverez dans cette partie de l’exposition les profonds bouleversements qui ont touché l’État et la société américaine. Place des vétérans, chocs post-traumatiques mais aussi politique sécuritaire.
Supports de présentation : photos, vidéos, citations.

 « Les guerres de l’après-11-Septembre ont profondément changé l’Amérique. Les changements concernent autant la politique, la stratégie militaire, que le droit et la société.

Après les attaques du 11-Septembre, le président George W. Bush déclare la « guerre au terrorisme » (War on terror). Il choisit, avec son vice-président Dick Cheney et son secrétaire à la défense Donald Rumsfeld, de militariser la réponse à Al-Qaida, d’occuper l’Afghanistan après la guerre afghane victorieuse de 2001, puis d’envahir et d’occuper l’Irak en 2003. […] Durant les vingt années suivantes, plus de deux millions de soldats américains vont être déployés hors des États-Unis, partout dans le monde.

Washington fait immédiatement adopter des lois d’exception autorisant la torture des « combattants ennemis » et leur détention illimitée, dans le camp de Guantánamo ou dans des prisons secrètes éparpillées à travers le monde. Le président suivant, Barack Obama, fera interdire la torture et les détentions secrètes mais échouera à fermer Guantánamo.

Washington se lance dans un programme de privatisation de la guerre en déployant, parallèlement à son armée, des contingents de mercenaires employés par des sociétés militaires privées, parmi lesquelles Blackwater est la plus connue.

L’armée américaine revoit aussi ses manuels de stratégie militaire et promeut une nouvelle génération d’officiers pour conduire les guerres asymétriques de l’après-11-Septembre. Le plus célèbre de ces officiers est le général David Petraeus, auteur du manuel 3-24 de l’armée, intitulé « Contre-insurrection ». Les deux idées principales sont qu’il faut mener les opérations de combat en s’appuyant sur les forces armées locales et tenter de s’allier les populations, ce qui fut un échec ; et qu’il faut concentrer l’effort de guerre sur l’emploi des forces spéciales : 80 % des troupes américaines déployées dans le monde ces dernières années dépendent du commandement des opérations spéciales.

Une autre conséquence du 11-Septembre est de sacrifier de plus en plus les libertés publiques au nom de la sécurité. La peur du terrorisme incite les agences de renseignements à lancer de vastes programmes de surveillance. Le programme de la NSA est dévoilé par Edward Snowden, un agent qui fait défection et se réfugie en Russie.

Après les guerres perdues de George W. Bush, les trois présidents américains suivants – Barack Obama, Donald Trump et Joe Biden – sont élus avec des promesses de retrait militaire d’Afghanistan et d’Irak. Obama et Trump tiennent leurs promesses sans parvenir à un retrait général. Biden s’engage à un retrait définitif des troupes d’Afghanistan, la plus longue guerre de l’histoire de l’Amérique, pour 2021. » Rémy Ourdan

+

Chapitre 8 : l’art de l’après 11-Septembre

Les artistes ont été fortement impactés par le 11-Septembre. Ils se sont diversement exprimés après l’événement, vous en trouverez quelques exemples.
Supports de présentation : film de fiction, et de planches de bandes dessinées photos.

+

Chapitre 9 : une guerre sans fin ?

La mort de Ben Laden n’a pas mis fin à la menace djihadiste. Cette dernière partie de l’exposition présente les événements qui se sont déroulés de la mort de ben Laden à la chute du « Califat »
Supports de présentation : photos, cartes et statistiques.

TEXTE DE L’EXPOSITION (EXTRAITS)
« Vingt ans après le 11-Septembre, nul ne s’aventure à prédire quelle sera la durée de la guerre contre le djihadisme. Si les attaques de 2001 ont marqué l’apogée d’Al-Qaida, la mouvance djihadiste internationale a connu un essor spectaculaire depuis deux décennies. Lorsqu’il s’enfuit de Tora Bora à l’issue de la « première guerre afghane », en décembre 2001, Oussama Ben Laden est entouré d’environ trois-cents hommes. Vingt ans plus tard, des centaines de milliers de combattants à travers le monde ont rejoint l’idéologie djihadiste. […]

La militarisation de la réponse au 11-Septembre choisie par l’administration Bush, avec l’occupation de l’Afghanistan et de l’Irak, a contribué à l’essor du djihadisme. Mais les États-Unis ne sont pas les seuls ennemis des islamistes armés. Ces derniers s’attaquent à tous les États, tous les systèmes politiques et toutes les religions qui ne sont pas les leurs. Ils ont tenté, avec plus ou moins de succès selon les pays, de détourner le mouvement des révoltes arabes de 2011 en leur faveur. Et deux décennies après la « Déclaration du Front islamique mondial pour le djihad contre les Juifs et les Croisés », ils ont tué davantage de musulmans que de juifs ou de chrétiens. Pour les djihadistes, l’ennemi est partout. […] Rémy Ourdan

+

Pages

Partager cette page