Expositions temporaires

30 objets inédits, 30 histoires exceptionnelles

À découvrir à l’Abbaye-aux-Hommes (salle du Scriptorium), à l'Hôtel de ville de Caen, du 3 juin au 22 septembre.

À l’occasion des 30 ans du Mémorial de Caen, découvrez pour la première fois une exposition exceptionnelle, réalisée en partenariat avec la Ville de Caen.

Ces objets emblématiques racontent l’histoire de la Normandie et de la Bataille de Normandie pendant la Seconde Guerre mondiale.

Tarif : 4€/personne – gratuit pour les Caennais sur présentation d’un justificatif.

En savoir +

Découvrez ci-dessous 3 objets tirés de l'exposition :

30 objets, 30 histoires
Robe de mariée en parachute

Une longue amitié

Robe de mariée en toile de parachute.

Dans la nuit du 3 au 4 mai 1944, un bombardier Lancaster du Squadron 207 de la RAF est abattu par la DCA allemande du côté d'Egreville. Cinq membres de l'équipage sont tués dans le crash de l'avion. Le pilote et le mitrailleur Ronald T. Emeny, gravement brûlé au visage, sont pris en charge par un groupe de résistants auquel appartient Lucien Tripot. Ils sont transportés à la ferme des parents de Lucien où ils restent une dizaine de jours.

Le sergent Emeny est soigné par un médecin de Château-Renard, avant d'être rapatrié. L'aviateur britannique reste caché un mois au domicile du docteur le temps de sa convalescence. Il est conduit à Paris et mis en contact avec le Réseau Comète qui l'aide à gagner l'Espagne.

Emeny rendra visite à son sauveur, après la guerre. Lucien veut lui redonner sa voiture de parachute, mais Emeny lui demande de la conserver en souvenir. Paulette, sa fiancée, va s'en servir pour confectionner sa robe de mariée. La cérémonie a lieu le 24 septembre 1947. Les deux hommes se sont revus chaque année jusqu'à la mort de Ronald en 2002. En septembre 2007, pour leurs noces de diamant, les époux Tripot ont retrouvé la robe exposée à la mairie de Villemandeur (Loiret). Lucien est décédé en 2012.

 

Banjo

Vaincre l'ennui

Banjo de prisonnier de guerre et sa boite de transport.

À partir de l'automne 1940, plus d'un million et demi de prisonniers français, de tous grades, tous milieux et toutes professions, sont transférés en Allemagne. Ces hommes découvrent une existence que bien peu d'entre eux s'attendaient à vivre un jour.

Années d'exil forcé et de contraintes, ces années de captivité sont vécues différemment selon les individus, les lieux et les périodes. À défaut de s'installer dans la captivité, les prisonniers tentent de s'en accommoder. Ils réservent une place de tout premier ordre aux activités artistiques, culturelles et manuelles pour combattre le désarroi moral qui s'empare des camps. Chacun apporte à la collectivité son savoir-faire et son ingéniosité.

On ignore l'identité du prisonnier propriétaire de ce banjo et de son lieu de détention, mais sa boite de rangement fabriquée en 1943 dans son stalag en dit long sur le mal-être de son propriétaire et de ses compagnons d'infortune.

poussette d'enfant

1944, un nouvel exode

Poussette d'enfant.

Les bombardements et les combats contraignent des milliers de Normands à quitter leurs foyers. Ils se jettent sur les routes à pied, en vélo, en voiture à cheval, et poussant des brouettes ou des landaus surchargés.

Si la majorité des départs se font spontanément, d'autres font suite à un ordre des autorités allemandes. Les colonnes de réfugiés suivent des itinéraires fixés par les autorités administratives de Vichy via les préfectures. Des structures d'accueil et de ravitaillement sont mises en place le long des itinéraires, tandis que la Croix-Rouge, le Secours national, les municipalités et certains habitants tentent de soulager les souffrances des populations. Les réfugiés poussent toujours plus au sud et atteignent la Vendée, le Massif central, voire le Lot ou le Tarn.

Les premiers retours commencent en août. Ils se prolongeront jusqu'en juin 1945. Ces départs, spontanés ou organisés, vont concerner près de 150000 personnes.

Le 7 juin 1944, les bombes alliées écrasent le centre-ville de Lisieux. Une habitante met son enfant dans une poussette et part se réfugier à la campagne. La poussette reprendra du service après la guerre puis elle sera pieusement conservée en souvenir de cet exode.

 

 

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