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Charles Lindbergh, dans son Journal du temps de guerre, paru en 1970, écrit : « Je narrive pas à penser à autre chose et à me concentrer sur ce que jécris. Comment notre flotte et notre aviation ont-elles pu laisser les Japonais sapprocher si facilement des îles Hawaï ? Lattaque des Japonais ne me surprend aucunement. Nous les poussons à la guerre depuis plusieurs semaines. Ils ont simplement pris les devants Jai téléphoné au général Wood à Boston. Ses premiers mots ont été pour me dire : « Eh bien ! il nous y fait entrer par la porte de derrière » Le Président a parlé à midi, demandant au Congrès de voter la guerre. À lunanimité, le Sénat la approuvé. À la Chambre, il ny a eu quun « non ». Que faire dautre ? Voici des mois que nous faisons tout pour avoir la guerre. Si le Président avait demandé au Congrès, hier, de le suivre dans une déclaration de guerre, il aurait eu une grande majorité contre lui. Mais, maintenant, on nous a attaqués chez nous, dans nos eaux. Nous avons attiré la foudre sur nos têtes, mais, dans les circonstances actuelles, je ne vois quune solution : se battre. Si javais été membre du Congrès, jaurais voté la guerre, moi aussi. » |
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Tandis que le Congrès vote à l'unanimité
la déclaration de guerre au Japon, les journaux se font l'écho
du réflexe d'union sacrée qui s'empare des Américains.
Dans les pages des quotidiens américains,
les dessinateurs laissent éclater
leur ressentiment à l'égard des Japonais. |
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Par ses implications tactiques et
stratégiques, l'attaque japonaise sur Pearl Harbor consacre le
rôle déterminant des forces aéronavales et constitue
un des faits majeurs de la Seconde Guerre mondiale. |
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