L’Opération Barbarossa
Le 22 juin 1941, trois millions d’hommes répartis
dans près de 190 divisions allemandes, finlandaises, roumaines, italiennes, slovaques et hongroises s’élancent à l’assaut de l’URSS. Ce choc terrible va atteindre un degré de violence sans précédent.
Poursuivant son projet d’extension à l’Est, Hitler
entend faire subir à son allié d’hier l’efficacité
d’une guerre éclair jusqu’ici victorieuse. L’avancée allemande de 400 km en deux semaines met en déroute l’Armée rouge qui perd 134 divisions et 3 millions de prisonniers. Encore sous le choc de l’agression, Staline se ressaisit début juillet et exhorte son peuple à la « grande guerre patriotique». À la mi-juillet, les Allemands sont à 300 km de Moscou, Kiev tombe en septembre tandis que Leningrad est encerclée.
Le siège de Leningrad
Dès le 8 septembre 1941, les abords immédiats
de la ville sont sous le contrôle des troupes allemandes.
Alors que l’essentiel des divisions soviétiques défend Moscou, Leningrad se bat avec les seuls moyens dont elle dispose. Elle est encerclée aux trois-quarts, ne communiquant avec l’arrière-pays que par le lac Lagoda, seule voie de sortie devenue la « Route de la vie ». Bombardée de jour comme de nuit, subissant la pire des famines, l’ancienne Saint-Pétersbourg résiste durant 872 jours jusqu’à la victoire le 27 janvier 1944 au prix de 700 000 morts civils et militaires.