Transition entre la Seconde Guerre mondiale
et la Guerre froide, un long couloir, ponctué
de trois espaces, évoque les années 1945-1948.

La guerre est finie
Bien avant que les redditions ne soient signées, le Premier ministre britannique avait déclaré qu’à l’issue de la guerre les dignitaires nazis devraient être jugés. En 1943, les ministres des Affaires étrangères américain, britannique et soviétique s’accordent sur le principe d’une Cour internationale de justice. Le 20 novembre 1945, le procès s’ouvre à Nuremberg, ville symbole de la terreur nazie. Onze peines de mort furent exécutées. Quelques mois plus tard, un autre tribunal international pour les crimes commis en Extrême-Orient se réunit à Tokyo : sont inculpés 25 responsables politiques et militaires dont le général Tojo, chef de l’état-major japonais. Le jugement, rendu le 12 novembre 1948, le condamne ainsi que six autres accusés à la peine de mort.

Les villes détruites
Les destructions de la Seconde Guerre mondiale ruinent l’Europe. À la différence des guerres précédentes, les bombardements sont devenus un véritable outil stratégique dont le but est non seulement de détruire les sites militaires et industriels, les voies de communication mais aussi d’influer sur le moral des populations. Les historiens s’interrogent encore sur la réelle efficacité de ces bombardements intensifs. Malgré eux, l’effort de guerre allemand s’est poursuivi pratiquement jusqu’à la fin. Difficiles à dénombrer, les pertes civiles seraient de l’ordre de 25 millions de personnes, pour autant de blessés.
 

 
Il faudra attendre la fin des années 1950 pour que les villes détruites reprennent vie.

La reconstruction économique et politique
La lumière qui pénètre cet espace évoque l’espoir qu’a suscité le lancement du plan Marshall en 1947. Afin de participer au relèvement de l’Europe ruinée et détruite, les États-Unis proposent aux pays d’Europe une aide de 19 milliards de dollars, l’European Recovery Program.

Outre l’indéniable soutien matériel qu’il représente, l’ERP est aussi une aubaine pour une Amérique menacée de récession, et surtout une véritable arme politique de lutte contre le communisme.

Les affiches présentées font également écho à ces propos : le plan Marshall est vivement contesté par les pays de l’autre côté du «rideau de fer». L’URSS et ses pays satellites refusent le plan Marshall et répliquent en créant le Kominform.