Inaugurée en 1991, la galerie des prix Nobel de
la Paix, accessible depuis le Grand Hall ou le
Parc, prend place dans un lieu historique, le QG
du général Richter commandant la 716e division
d’infanterie allemande pendant le Débarquement
et la bataille de Normandie. Elle propose un autre point de vue sur l’histoire du XXe siècle, celui des femmes et des hommes qui oeuvrent
pour la paix.
À la fin du XIXe siècle, le riche industriel Alfred
Nobel laisse un testament original en léguant
sa fortune à la fondation de quatre prix annuels
qui récompensent des hommes qui ont oeuvré
au progrès scientifique (médecine, chimie, physique et physiologie) et à la création littéraire. Sans doute influencé par son amie pacifiste Bertha von Suttner, il y ajoute un prix de la Paix, décerné en Norvège, dont le but est de récompenser « la personne qui aura le plus ou le mieux contribué au rapprochement des peuples, à la suppression ou à la réduction des armées permanentes, à la réunion et à la propagation des congrès pour la paix. » Depuis 1901, le comité Nobel s’efforce de respecter ce testament en récompensant des hommes, des femmes ou des institutions dont l’action a fait progresser la paix dans le monde.