 |
| |
Construire la paix, c’est réduire toutes les formes
de violence.
La paix a souvent été définie par rapport à la guerre, présentée comme son contraire. Pourtant ne plus être en guerre ne signifie pas nécessairement être en paix : la paix s’oppose plus largement à la violence, c’est-à-dire à tout ce qui menace les besoins fondamentaux des êtres humains. Cette définition de la violence va bien au-delà de la violence des armes, elle inclut la violence des inégalités dans tous les domaines, le plus criant dans le monde étant celui de l’accès à la sécurité alimentaire ; celle des préjugés, des idéologies ; la violence exercée sur les minorités la violence indirecte des systèmes politiques ou économiques ; la violence psychologique…
La violence directe
C’est la forme la plus visible, celle à laquelle on
pense immédiatement : la violence des armes, la
violence physique, verbale… Elle vise à atteindre
l’intégrité de l’autre et est le fait d’un acteur précis.
La violence verbale dans les écrits d’extrême-droite est exposée sous la forme de journaux et d’une bande dessinée ouvertement raciste. La violence directe des mines antipersonnel, dont plusieurs types sont présentés, fait des milliers de victimes même lorsque le conflit armé est terminé.
La violence culturelle
C’est le système de pensée qui rend les autres
formes de violence acceptables, voire souhaitables.
|
|
|

| |
Les guerres franco-allemandes de 1870 et de 1914-1918 ont ainsi été soutenues par l’exacerbation des cultures nationalistes, véritables cultures de guerre, comme l’illustre le jeu de société français (1914-1917) «Comment
l’aigle boche sera maîtrisé par les Alliés. Jeu très intéressant pour les grands et amusant pour les petits». La culture a aussi légitimé le racisme durant la période coloniale : ces préjugés transparaissent à maintes reprises dans la bande dessinée Tintin au Congo.
violence structurelle
Elle est du ressort des systèmes politiques, économiques, sociaux. L’acteur n’est pas
directement identifiable, mais est fractionné
en une multitude, soumis à l’autorité
du système. C’est une violence qui
travaille au quotidien, et qui est très diffuse.
L’Apartheid, qui a divisé l’Afrique du
Sud de 1948 à 1990, et l’esclavage, dont
ont été victimes des millions d’Africains du
XVIe siècle au XIXe siècle, sont parmi les systèmes
les plus violents jamais créés.
|
|
 |
|