Au début des années 1950, John F. Dulles, le secrétaire d’État du président Eisenhower, fait sienne la « théorie des dominos » démontrant que la chute d’un pays dans le camp du communisme est susceptible d’entraîner celle des pays qui l’entourent. Cette théorie se vérifie au cours des années 1980.

La chute du Mur
Dans cette dernière salle, les regards s’arrêtent
inéluctablement sur deux pans du Mur de Berlin,
symboles de la division de l’Europe en deux blocs antagonistes. Placés en hauteur, ils évoquent la chute du Mur dans la soirée du 9 novembre 1989.

L’implosion du bloc soviétique
La fin de la Guerre froide ne peut pas se réduire à ce seul événement. Derrière ces deux murs, neuf dominos se renversent ainsi les uns sur les autres illustrant l’éclatement du bloc de l’Est. La déliquescence du système communiste et le marasme économique font naître un mouvement
de contestation qui ne cessera de s’amplifier. Il naît en Pologne avec le syndicat Solidarnosc de
Lech Walesa.
La mise en oeuvre par Mikhaïl Gorbatchev d’une politique de réformes axée sur la restructuration de l’économie perestroïka), l’ouverture politique (glasnost) et l’abandon de la doctrine Brejnev justifiant l’intervention des troupes du Pacte de
Varsovie, font voler en éclats les solidarités

 

 

du bloc de l’Est. Dès lors, un à un, les pays de l’Est s’engagent dans la voie de la libéralisation politique.
Après l’ouverture du Rideau de fer en Hongrie en mai 1989, la chute du Mur de Berlin sans violence précipite celle des gouvernements communistes des pays voisins. L’URSS implose définitivement après l’échec du putsch conservateur de 1991. La disparition du bloc soviétique marque donc la fin de la Guerre froide. Il revient alors aux États-Unis d’assumer le leadership mondial et de gérer les conséquences de ces 45 années d’affrontement.