Une paix fagile
Le traité de paix de Versailles signé en 1919 explique en partie la Seconde Guerre mondiale car il porte les germes des conflits à venir. La France ruinée et ravagée exige réparations et impose un véritable diktat à l’Allemagne vaincue, humiliée et exclue du nouvel ordre international qui se dessine... Face aux dissensions des vainqueurs, la jeune société des Nations, créée en 1919, peine à exister, impuissante à imposer sa vision pacifiste du monde, telle que l’évoquent les murs blancs et lisses de la spirale. Ils se grisent vite
devant la montée de nouveaux régimes dictatoriaux,
tel celui de Benito Mussolini qui prend le
pouvoir en 1922 et instaure le fascisme en Italie.
La montée du nazisme
La grande dépression qui s’est installée aux Etats-Unis depuis 1929 atteint de plein fouet l’Europe et l’Allemagne. Les murs s’assombrissent et se burinent à mesure que les images du national-socialisme s’imposent au visiteur. Depuis 1933, Adolf Hitler, le chef du parti national-socialiste, a pris le pouvoir en Allemagne porté par l’esprit de revanche, le repli sur soi, le sentiment nationaliste qu’ont inspirés la défaite de 1918 et la crise économique de 1929. Le Führer (le guide) n’a de cesse d’imposer sa vision du monde qu’il décrit dans Mein Kampf. S’appuyant sur une police redoutable aux pouvoirs illimités, il instaure un régime totalitaire sans précédent fondé sur un parti unique anticommuniste et antisémite. Des milliers d’opposants sont envoyés dans les camps de concentration. Arrestation, exécutions sommaires, violence et exclusion sont dorénavant le quotidien des juifs et des opposants allemands.