Au cours de la Guerre froide, les deux blocs
se livrent une course folle aux armements.
Non seulement les forces conventionnelles se multiplient, les armes nucléaires au pouvoir de destruction de plus en plus terrifiant viennent aussi grossir les arsenaux des forces de l’OTAN et du Pacte de Varsovie. Le principe de dissuasion nucléaire repose sur une terreur réciproque.

La terreur nucléaire
Il est impossible de ne pas évoquer ces armes qui terrifient les gouvernements et les populations depuis 1945. Un film d’archives projeté sur 300° montre au visiteur comment civils et militaires se sont préparés à l’alerte nucléaire. Pendant que les armées expérimentent des frappes atomiques, des milliers de familles construisent des abris antinucléaires et participent à des exercices totalement dérisoires face à un tel danger. La peur de la bombe atomique devient une véritable psychose collective et un instrument politique.

Les armes de la Guerre froide
Au sous-sol, dans la pénombre d’une crypte de
béton et d’acier qui rappelle les abris antiatomiques construits au plus fort de la période, le public découvre l’impressionnante silhouette d’un MIG- 21 soviétique, vestige de la grandeur militaire de l’URSS et de ses pays satellites. Cet appareil, produit en grand nombre, a participé à tous les conflits qui ont ébranlé la planète pendant trois décennies.
Face à lui, une bombe thermonucléaire américaine Mark 28 d’une puissance d’une mégatonne.
C’est ce type de munition « prête à l’emploi »
que l’on trouvait dans les soutes des bombardiers B-52 du Strategic Air Command. Maintenus en l’air
 

 

Face à lui, une bombe thermonucléaire américaine Mark 28 d’une puissance d’une mégatonne.
C’est ce type de munition « prête à l’emploi »
que l’on trouvait dans les soutes des bombardiers B-52 du Strategic Air Command. Maintenus en l’air
24 heures sur 24, les avions pouvaient, en cas d’attaque, porter le feu nucléaire chez l’adversaire en quelques minutes. Dans cet espace, une troisième arme d’importance est installée dans son silo : la tête nucléaire d’un missile thermonucléaire SSBS S3 provenant du plateau d’Albion en Haute-Provence. Voulue par le général de Gaulle, la force de dissuasion française donnait à la France une totale indépendance vis-à-vis de l’OTAN.