La déportation de répression

Garder son fusil de chasse, couper un câble téléphonique, héberger un pilote allié ou renseigner les Britanniques ... sont autant d’actes de résistance durement réprimés par le Reich, les SS et la sinistre Gestapo. À cette répression, s’ajoutent la lutte contre les communistes dont le Parti est interdit depuis 1940 et les prises d’otages dont ils sont les premières cibles avec les Juifs. En décembre 1941, le décret Nacht und Nebel (Nuit et brouillard) est publié et vise à faire disparaître sans autre forme de procès tous « les ennemis du Reich » en les vouant ainsi à l’oubli. C’est le début d’une suite ininterrompue de déportations qui mènent plus de 83 000 Français dans les camps de concentration. Organisés en kommandos, les déportés travaillent jusqu’à épuisement lorsqu’ils ne meurent pas roués de coups, de malnutrition ou du typhus.

La déportation raciale
Aux déportés politiques s’ajoutent les déportés juifs et les tsiganes. Un sort effroyable les attend. Depuis l’invasion de l’URSS en 1941, les
Einsatzgruppen (groupes d’actions), sur les pas de la Wehrmacht, massacrent systématiquement les populations. En une seule journée, près de Kiev, près de 33 000 exécutions sont perpétrées. Mais la machine de guerre nazie n’entend pas s’arrêter là...

 

 
La solution finale

Le 20 janvier 1942, à l’initiative de Heydrich, se tient la conférence de Wannsee, dans la banlieue de Berlin, qui planifie « la solution finale ». Le projet le plus criminel jamais connu de l’histoire de l’humanité est en oeuvre. Il vise l’extermination de toute la population juive d’Europe y compris les femmes et les enfants. Ces visages, semblant nous interroger, s’éclairent sur le passage du visiteur. Parqués dans des ghettos, raflés, arrêtés dans la rue, ils sont conduits dans des camps d’extermination, véritables centres de mises à mort. Les plus solides sont envoyés dans des kommandos de travail, les autres sont conduits dans des chambres à gaz maquillées en inoffensives douches. Au total, 6 millions de Juifs et 500 000 tsiganes ont été tués pendant la Seconde Guerre mondiale.