L’histoire de la Guerre froide est aussi celle des
hommes et des États qui ont cherché à sortir
de la logique bipolaire : quatre vitrines riches en
illustrations et en objets leur sont consacrées.

Le non-alignement
Les dirigeants politiques charismatiques que sont Soekarno, Nehru, Nasser, Zhou En Lai et Tito rejettent les pressions et l’ingérence : ils font naître le mouvement des « pays non-alignés », à Bandung en avril 1955. Cette conférence fonde ce que l’économiste Alfred Sauvy nommera le Tiers-monde.

La fin des colonies
La guerre a sapé le prestige et l’autorité des puissances coloniales qui, malgré les promesses, rechignent à accorder l’indépendance à leurs colonies. Une place particulière est consacrée aux guerres d’Indochine et d’Algérie, mais les autres grands pays colonisateurs ne sont pas oubliés. De l’éclatement des empires coloniaux naissent des États indépendants, objets de convoitises économiques et idéologiques.

La construction de l’Europe
À l’heure de la bipolarisation, l’Europe « se bâtit sur des repoussoirs ».

 

 

La peur du communisme, des guerres et du déclin triomphe des haines et des égoïsmes nationaux, non sans mal. L’amitié franco-allemande devient la pierre angulaire de la construction européenne.

La République populaire de Chine

Un temps « pays frère » de l’URSS, la République populaire de Chine, dont les dogmes et intérêts divergent, explore sa propre voie. Avec la révolution culturelle, la Chine de Mao Zedong apprend à « marcher sur ses deux jambes ». À sa mort, en 1976, l’ouverture au monde, les priorités économiques et les aspirations à la liberté surpassent l’idéologie, donnant naissance au socialisme de marché.