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Si la paix peut être perçue comme un concept
abstrait, la construire renvoie à des actions
concrètes : lutter contre la faim et la misère, savoir mieux gérer les conflits, créer des ponts entre les cultures… Cet espace présente six grandes voies pour construire la paix dans le monde actuel.
Gouvernance mondiale
Renforcer le rôle des organisations intergouvernementales comme les agences des Nations unies (UNICEF, HCR) ou des organisations non gouvernementales comme «Médecins sans frontières» ou la «Chaîne de l’Espoir».
Abolition de la guerre
La fin des combats par la victoire militaire ne signifie pas pour autant la paix. Aussi, la voie du désarmement est une approche privilégiée : réduire et contrôler l’arsenal nucléaire, détruire les mines antipersonnel sont des chantiers prioritaires.
Transformation des conflits
Implique prévention, médiation et réconciliation.
C’est la violence qu’il faut rejeter, pas les conflits,
inévitables et même salutaires. L’idéal serait que les Nations unies, en lien avec la société civile, soient pourvues d’un organisme puissant de prévention et de médiation…
Non-violence
C’est surtout dire non à l’injustice, refuser sa position de victime, faire respecter la dignité humaine…14 principes issus de la philosophie de Gandhi sont énoncés pour une action non-violente.
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Deux pupitres illustrent les grandes dates de l’histoire de la non-violence au xxe siècle.
Structures de paix
Les deux dernières approches sont à envisager sur le long terme, puisqu’il s’agit
de transformer peu à peu des systèmes
entiers. La voie des structures de paix
propose de développer des systèmes économiques, sociaux, politiques, moins porteurs de violences. Quel monde en paix, par exemple, lorsqu’un système global permet que plus de 30 millions de personnes meurent de faim chaque année?
Cultures de paix
Comment faire pour que la culture d’un
pays ou d’un groupe de pays véhicule
moins de violence et soit au service de la
paix, ou pour que la religion ne soit pas
instrumentalisée ? Le pupitre sur l’hymne
national français et les avenues partant de
l’Arc de Triomphe à Paris est un clin d’oeil :
de la violence verbale du chant patriotique à l’exaltation guerrière qui transparaît dans
le nom des avenues, il nous rappelle que
des germes de culture de guerre, même
passés, ne résident pas uniquement chez
les autres.
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