> Bons baisers de Jules Verne en 2006 ... 

 

Copyright : AFP. Voici le Carnet de voyage Internet de "Bons baisers de Jules Verne" 

Un roman imaginaire en temps réel.
Imaginé et réalisé par Jean-Claude Meurisse
Avec Tristan Jeanne-Valès et Charly Venturini.

Taipei, où le Sismo-érotisme du quotidien.

Nous devions faire une étude sur les comportements sismo-érotiques dégagés par les ondes amoureuses dans le sud-est asiatique.

On nous parla du célèbre laboratoire du professeur Jo Miko Han qui se présentait sous la houlette d’une association corse et se disait géo-thérapeute de formation et testeur incontournable de mets orientaux.

On le connaissait pour avoir expérimenté le trouble humain dans les régions à forte tendance sismique que sont la Corse du nord et le territoire taiwanais.

Sa muse et non moins collaboratrice nous sembla un peu excentrique, mais au vu du ton très convaincant qu’elle adopta et à la qualité du plumage qu’elle endossait, nous fûmes aux anges. Et pour vous parler « fumée », nous ne vous dévoilerons pas la qualité des produits extrêmement rares que notre guide utilise pour pressentir la vibration extra sensorielle que peut dégager un humain et son environnement dans un contexte de troubles. Place aux photos….

Je ne vous cacherais pas que les études au contact de ce talentueux chercheur, furent pour nous un territoire d’expérimentation et de révélation de tout premier ordre.

C’est ainsi que nous découvrîmes chez le mammifère une qualité d’écriture retraçant les vibrations des topoïs pulsionnels de notre être.

 

 

Le stage tirant à sa fin, c’est avec une tristesse sans retenue que nous le laissâmes repartir….

 

Ses notes, nous faisaient entrevoir un champs d’expérimentation extraordinaire. La complexité de ses analyses allaient nous demander encore quelques années de recherche.

 

Et c’est par le plus grand des hasards qu’un de ses dessins de nature monstrueusement enfantine, nous mit sur le chemin d’une révélation.

 

Auparavant, nous avions rendez-vous chez un des puissants mandarins de ce royaume.

 

Et c’est à l’ombre des temples de Longshan et de Confucius, que les émissaires que nous étions se devaient de rencontrer ce haut dignitaire taiwanais. Avec lui nous devions parcourir l’un des plus beau trésor mondial, fait de bronze, de céramique, de jade, de laques cloisonnées, de livres rares, etc. …

« 653 597 » était le nombre des objets fabuleux que contenait ce lieu. « 653 597 » était le chiffre d’or, le trésor du Louvre puissance deux, le coda Vinci d’une aventure passionnante, le « Dallas » de la cour de Chine, les « Feux de l’amour » des familles impériales, où notre J.R .international prenait l’allure mythique de Tchiang Kai Shek.

Ces trésors, qui avaient été stockés dans la Cité interdite, furent transférés dans le Sud de la Chine après la prise de Pékin par les Japonais dans la fameuse région mythique de l’aventurier belge Milou, qui avec son compagnon Tintin, nous appris que le Tibet n’était pas un parc à thème mais un pays troublé par la présence de buveurs de bière tsin taoiste, portant pour la plupart des costumes de parade kaki, coupé mao.

Opposé aux communistes, Tchiang Kai Shek rassemblait trois mille caisses des plus précieuses, et les rapatria dare-dare dans le centre de Taiwan, puis plus tard, en 1965, dans ce musée national de Taipei.

 

Et c’est ainsi, que vêtu d’une cape solennelle, nous grimpions les marches du fameux Mémorial Tchiang kai shek. Nous voulions lui rendre hommage de cette victoire sur l’art contre le crétinisme universel. (Faut-il rappeler encore moult épisodes de ce type dont celui-ci : sous l’ère Pinochet, donc dictature chilienne, l’on brûlait les œuvres Cubistes croyant qu’elle venaient de Cuba).
Fi de ces tergiversations, nous étions ébahis par les œuvres exposées et la finesse des artistes.

Quand, face à cette œuvre incontournable qu’on nomme « le soleil carré », (vision taiwannesque de l’astre lumineux, oeuvre énonciatrice de la jonction entre le ciel et la terre, capsule des mondes souterrains),

 

elle nous apparut, telle une « Yoko Ono », une divine Madonne ..
Imagine, imagine cette musique de Soutra qu’elle psalmodie, sur un air de John Lennon, accompagnée des tambours du soir, entourée de pèlerins cherchant à entrer en béatitude. La fumée de l’encens sculpte l’air dans des images de Dragons.

Elle nous invite à suivre son assesseuse, qui nous amène près de la grande théière sacrée. Cette disciple a reçu l’enseignement du grand dharma et chaque jour de jeûne est inscrit par une rayure bleue sur son thermodactil taiwanais. Dans cette lumière d’automne et près des brûle-parfum, elle nous invite à plonger un sachet de thé.

La fumée nous enivre et c’est sur cette estrade de bois de santal noir et blanc, que nous pouvons humer à souhait les effluves des herbes spirituelles. Bien sûr, nous sommes dans un espace sacré « fumeur ». L’espace « non fumeur » est celui des buveurs de thé. Mais l’effet reste le même… 

Et c’est dans des hallucinations dantesques que nous nous débattons, face au puit des dragons noirs… 

 

Soudain, un personnage mince aux lentilles effilées, casquette de gavroche vissée au sommet du crâne surgit. Il porte toujours et absolument toujours une besace sur le côté et un moulin à prière d’où s’extrait un œil effrayant pour une vision grand angle. Il dit se nommer « tris-tang-li ». Il serait né de la Déesse « Marilyn la ventilatrice », mère du vent et du vice. Cette Déité avait fauté avec un certain Jack Daniels et lui avait croqué la pomme jusqu’au trognon.

 

C’est ainsi qu’il fut condamné à perpétuité, lui, simple enfant perdu, dans l’étude d’une certaine liqueur, ayant comme vertu, de faire apparaître des images magnifiques. Ces fantasmes prenaient forme entre l’imaginaire des deux roues et celle du « corps-écrit »

 

La légende ne dit pas qu’il en abusa et que de sa fraction oculaire il en devint une effraction imaginaire.
A cet instant,il eut besoin de nous parler.
« Dans votre quête du Love Way, ce que je peux vous transmettre, c’est ce que vous ne pouvez pas accepter et ce qui peut être accepté ne peut être transmis et sans pouvoir être transmis , il peut être admis et ce que je vous transmet, est poussière de vent. Avez-vous des questions ? »

 

Estomaqué par tant de luminosité, nous restons coi.
Quoi faire ? La substance photométrique qu’il nous infiltra nous tétanisa dans un sourire niais.
Pensant que l’on se moqua de lui, il se mit en colère et fit apparaître sa Déesse Mère qui de plusieurs coups de ventilateur, nous chassa.  

Qui remue le vent, fait naître la tempête !!!
Cela nous réveilla en sursaut, le sol tremblait, nous courrions comme des fous et c’est dans une tour que l’on appelait la tour 101 que nous trouvions refuge.

Les boules….
Oui, nous avions les boules, une Tria-boule plus particulièrement…..
Qui a pu dire qu’avoir les boules, consistait en un dérèglement du corps et de l’esprit… ? 

Bande d’ignares, être sous un choc psychologique c’est évident dérègle le système en son entier…
Mais avoir les boules le rééquilibre, bien sûr !!! Le mouvement oscillatoire permet une survivance et un rééquilibrage du corps et de la tête sans aucune mesure…

Avoir les boules est un signe de santé, de forme, d’existence heureuse ….
Et il faut être un sacré déséquilibré pour avoir conçu une tour de 508 m de haut dans une région à très forte tendance au tremblement de terre.

Comme quoi, la formation de psychiatre laisse fortement à désirer. Et en plus le concepteur de la dite tour lui donne comme chiffre mystérieux 101.
Pour avoir étudié la Kabbale et la numérologie, je peux vous proposer une théorie plus que vraisemblable.
Sachant que le « 51 » est ce que l’on appelle dans nos contrées « un jaune ». Je vous rappelle que nous sommes dans le sud-est asiatique. Le « 51 » est bien connu chez nous dans les régions tropicales du sud-est français. Il est symbolisé par une bouteille que l’on nomme Pastis « 51 ».
Ce concepteur, pour créer les plans de son immeuble mit deux bouteilles de « 51 » devant lui.
Après les avoir fixement regardées, il les bu. Et ce fut dans un coma éthylique qu’il conçu son grand œuvre.
Vous avez sûrement suivi la logique de mon raisonnement
« 51 » plus «  51 » font « 102 » et sûrement pas « 1O1 »….
Oui mais pauvres souriceaux sans cervelle que vous êtes, sans l’aide de la Kabbale et de la numérologie, vous ne pourriez résoudre cette énigme.
De ce chiffre bourbeux qu’est le « 1O2 », et pour le transmuter en « 101 », il fallut, bien sûr, retirer le chiffre « UN ».
Chiffre ésotérique par excellence, qu’il utilisa pour rééquilibrer sa tour.
Effectivement, ce nombre « UN » fut un nombre caché symbolisé par une Triade de boules antisismiques qu’il posa à l’intérieur de la tour que l’on nomme ici à Taiwan, la plus haute du monde. Et c’est ainsi que l’on peut dire, grâce à notre pastis méridional, que la France reste un bastion de l’équilibre Mondial.

 

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