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Voici le Carnet de voyage Internet de "Bons baisers de Jules Verne"
Un roman imaginaire en temps réel.
Imaginé et réalisé par Jean-Claude Meurisse
Avec Tristan Jeanne-Valès et Charly Venturini.
SHANGHAI

Ici tout a commencé avec Mac Cartney qui posa les fondations de relations commerciales entre la Chine et l'Occident. C'était au début du XIX ème siècle.
Notre Jules était encore en couche culotte, la dynastie Song ne chantait plus depuis près de 8 siècles et Paul ( Mac Cartney faut suivre) était encore à l'état de scarabée.

Jusqu'à l'année 1949, les enclaves étrangères de cette ville étaient réservées à une population très riche. Apres 1949, le centre de cette ville est réservé à une population très riche. C’est beaucoup mieux de le savoir. Ca change tout.
Séparant le quartier Pudong, temple iconographique dressé pour le Dieu fric, du Bund ancien quartier colonial, le Huangpu, fleuve très pollué comme son nom l'indique s'en va vers la mer, source de commerce et de nourriture des 12 millions d'habitants.
Ici tout déborde. Tout est en grand, en nombre, tout va vite et bruyamment.

Face a cette marée humaine, notre photographe favori, sans doute triste en somme, se tire un ultime portrait dans sa salle de bain. l'Ultra moderne solitude a encore frappé.

Averti de ce drame et grâce à la complicité de Jean Noël nous nous faisons Petits. Ainsi nous arrivons à infiltrer les fondations de la Tour de la perle d'Asie. Mais comment ralentir cette machine qui s'est à l'évidence emballée, nos références de machines à vapeur sont elles encore dans le coup ? Il faudrait réduire le rythme, baisser le tempo. Les vannes tournent enfin sous nos doigts. Silence. Suspense.

Banzaïïï ! ça commence à marcher. Quelques arbres se réduisent

Quelques vêtements traditionnels rapetissent. Nous sommes sur la bonne voie.

Les canards las d'être laqués, se mettent à la mode indienne

et les poissons rouges de la mer jaune se regroupent sous les néons.

Ainsi la ville nous apparaît belle. Il fallait seulement la dompter, la réduire à notre échelle.
A peine remis de ses émotions, notre photographe nous propose d'aller boire un coup sur la terrasse du Red Bar, rendez vous branché du tout Shanghai. Voila une idée qu'elle est bonne. Nous immortalisons nos retrouvailles sans boire parce que là c'est le « coup de bambou ». Mais à l'évidence ça va mieux.

Notre acte salvateur s'ébruite déjà dans la ville. Nos faits et gestes s'affichent sur les façades, les medias se pressent autour de nous et les autographes au pinceau chinois deviennent notre pain quotidiens.




et pourtant que restera-t-il de notre passage a Shanghai? 3 pekins-saltimbanques venus d'ailleurs pour parler d'amour ?

Un conte de fée comme Alice au pays des merveilles

ou cette rencontre dans la rue toute simple, belle et banale ?
<<La diva de Goulo Goulo| |Le Tango corse>>
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