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4 - A l'ombre du Mur

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  Victimes

En 28 ans, le Mur fait au moins 239 victimes, abattues par les gardes, noyées dans les eaux de la Sprée ou des lacs, tuées en sautant des maisons. Les gardes-frontières, souvent des jeunes endoctrinés effectuant leur service militaire, considèrent qu’abattre un fugitif est un acte patriotique, d’ailleurs grassement récompensé : décoration, félicitations personnelles du chef de la Stasi, prime substantielle, congé exceptionnel dans un village de vacances de la Baltique. Après la chute du Mur, certains des gardes-frontières sont traduits en justice pour meurtres.

La première victime est Rudolf Urban qui se tue le 19 août 1961 en sautant d’une fenêtre de la Bernauer Strasse. Cette rue est le 4 octobre 1961 le théâtre d’un nouveau drame : le jeune Bernd Lünser saute, sous les balles des Vopos, du quatrième étage d’une maison mais manque sa réception et se tue.

Un an après la construction du Mur, le 17 août 1962, la mort du jeune Peter Fechter cause un grand émoi. Grièvement blessé par les gardes-frontières, il agonise pendant près d’une heure au pied du Mur, sans que personne ne vienne lui porter secours.

Le dernier fugitif abattu est le jeune Chris Gueffroy, tué le 6 février 1989, deux semaines avant la suppression de l’ordre de tir. Mais l’ultime victime du Mur est, trois mois plus tard, Winfried Freudenberg qui, à bord d’un ballon de sa confection, s’écrase à Zehlendorf le 8 mai 1989.

 

  
La tombe de Peter Fechter
La tombe de Peter Fechter

 
Le dernier fugitif abattu
Le dernier fugitif abattu

 

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Table des matières - annexes - La chute

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