Exposition Daniel Boulogne


Daniel Boulogne
" Le Mur de Berlin "

Récit de son aventure et
de celle des peintres
est-allemands face aux
Vopos et au Mur

I - Les préparatifs
II - Le passage à l'Est
III - "Lapin pour toujours"
IV - L'émotion face au Mur

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Un mur a deux faces. Je suis payé pour le savoir. C'est mon métier. Constructeur d'art. Les autres s'occupent d'un côté du mur. Celui sur lequel ils accrochent une gravure, poussent leur lit, disposent une commode. La face interne. L'intérieur. Le cocon douillet, enfin, si possible. Le mur à leur image.

Je m'intéresse à la face externe. J'en fais un tableau à l'air libre - et c'est une définition de la liberté qui en vaut une autre.

J'aime les murs aveugles au point de leur en faire voir de toutes les couleurs.

Pour le mur de Berlin, cela a aussi fini comme ça : avec de la peinture et des couleurs. Sauf que c'est moi, qui, au début, étais aveugle. Impardonnable : j'avais failli oublier qu'un mur a deux faces. Plus impardonnable encore : j'avais failli oublier que pour le prisonnier, le mur qui compte, c'est celui qu'il a sous le nez, le mur qui est un obstacle entre lui et la liberté, le mur qui le boucle dans sa cellule et fait la différence entre une vie carcérale et une vie normale.

 
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