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5 - La chute

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  Berlin uni

Une joyeuse folie s’empare de la ville. L’étonnement se mêle à une joie indicible : " J’y croirai seulement quand je serai de l’autre côté " (Ick glob es erst, wenn icke drüben bin), déclare une Berlinoise de l’Est. On assiste à d’inoubliables scènes d’allégresse. Cris, pleurs, applaudissements, rires, chants... Les Allemands de l’Est sont accueillis avec des fleurs. Des fusées éclatent, des bouchons de Sekt sautent, des bougies sont allumées. Le Mur est pris d’assaut par une foule dansante et chantante. Du café ou du vin chaud sont offerts aux policiers des deux côtés. Les Vopos sont apostrophés. À Checkpoint Charlie, chaque Trabant klaxonnante est accueillie par les hourras de la foule, et ses occupants congratulés. Le Kurfürstendamm, envahi par une marée humaine, est interdit à la circulation. Dans les jours suivants, une armée de " piverts " humains tapent au marteau sur le Mur dans lequel sont pratiquées des brèches de plus en plus larges. Le violoncelliste Rostropovitch vient jouer du Bach au pied du Mur. De longues files d’attente se forment aux points de passage, devant les banques où les Allemands de l’Est perçoivent 100 DM en signe de bienvenue (Begrüssungsgeld), devant les boutiques, notamment le grand magasin KaDeWe, temple du commerce et du luxe.

En trois jours, Berlin-Ouest accueille 2 millions d’Allemands de l’Est.

Le 10 novembre au soir, devant l’Hôtel de Ville de Schöneberg, une grande manifestation rassemble le chancelier Kohl, le ministre des Affaires étrangères Hans-Dietrich Genscher, le président d’honneur du SPD Willy Brandt et le bourgmestre Walter Momper, pour qui " le peuple allemand est le peuple le plus heureux du monde ".

 

Le passage des Trabant
Le passage des Trabant

L'attaque du Mur au marteau
L'attaque du Mur au marteau

Les brèches de plus en plus larges
Les brèches de plus en plus larges

L'attaque du Mur

 

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Table des matières - annexes - Sur les traces du Mur

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